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+ (masnie) they call it thunderbolt, "coup de foudre"

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Danie Mills

Membre ‹ my dark paradise

♦ date d'arrivée : 22/02/2014
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MessageSujet: + (masnie) they call it thunderbolt, "coup de foudre" + (masnie) they call it thunderbolt, "coup de foudre" Icon_minitimeMar 4 Mar - 22:34

Dangerous gifts as such to mine
danie mills & mason collins - Stirring at water's edge, cold froth on my twig, my mind in whirls wanders around desire. May I, can I, or have I too often? Craving miracles... No one imagines the light shock I need, and I'll never know from who's hands, deeply humble, dangerous gifts as such to mine come. May I, should I, or have I too often? Craving miracles… My romantic gene is dominant and it hungers for union, universal intimacy, all embracing. Thunderstorm, come, scrape those barnacles of me. ♦♦♦♦♦♦♦♦

Elle avait marché jusqu’ici ; la chaleur de l’endroit l’assommait quelque peu, mais sa mauvaise humeur la retenait de faire demi-tour pour rentrer chez elle : aussitôt qu’elle avait vu sa sœur aînée franchir le seuil de la maison familiale, sourire aux lèvres, fiancé au bras, Danie s’était arrangée pour s’exiler, cacher l’air suffisant qui lui servait de masque, la véhémence qui brillait au fond de ses yeux pour cacher le chagrin qui enrobait son cœur à présent. C’était donc ça que ça faisait, d’être déçue ? C’était fort déplaisant, au fond. Une heure auparavant environ, elle avait envoyé un message à un pauvre type, lui promettant une soirée mémorable s’il venait la chercher avec son bolide : alors que tous les Mills s’installaient à table pour un dîner familial grandiose pour accueillir Paige, Danie avait fui, n’accordant aucune parole à ses deux parents, ou à ses chères sœurs et leurs si beaux, merveilleux, fantastiques fiancés. Dont un était inscrit au programme True Romance, se déclarant célibataire désespéré, et l’autre ayant un passif bien loin d’être blanc comme neige : l’utérus de Danie qui avait hébergé, l’espace de quelques mois, le bébé qu’ils auraient pu avoir ensemble, avait encore de quoi en être le parfait témoin. Finalement, arrivée aux abords du centre-ville, elle s’était arrangée pour se débarrasser de son boulet, marchant à toute allure malgré la hauteur de ses talons, l’aspect très court de sa jupe, et la morosité qu’elle portait sur ses épaules : c’était pathétique en soit, de sortir dans un endroit pareil pour pouvoir remuer tranquillement des ressentiments si vieux qu’ils en étaient poussiéreux, pourtant, elle en avait besoin. Comme l’adolescente qu’elle avait été à l’époque où Mason et elle avaient été intimes : il avait choisi Paige après tout, le jour où il avait quitté San Francisco avec elle, à quoi devait-elle s’attendre, finalement ? Pour faire passer l’amertume au creux de sa gorge, elle avala une longue gorgée au goulot de sa bouteille de bière, snobant royalement le sale type à quelques chaises de là qui n’avait de cesse de la zieuter depuis quelques temps : évidemment, les minettes comme elle étaient bien rares dans un endroit pareil – irrémédiablement, depuis l’époque où elle y venait avec Mason, les lieux s’étaient dégradés, les alcolos puaient plus qu’auparavant, et l’âcre odeur des murs avait fini par devenir parfaitement désagréable. Levant ses yeux bleus vers l’écran de télévision à quelques mètres d’elle, Danie soupira d’un air dédaigneux : on annonçait des inondations à l’est du pays. Si seulement Paige avait pu rester à New York, elle aurait pu se noyer avec son abruti de fiancé, ça l’aurait arrangé, et l’ambiance à la maison aurait été bien moins tendue, tirée à quatre épingles qu’elle ne l’était depuis que miss parfaite avait passé la porte.

Si Danie n’était pas restée assez longtemps pour entendre les critiques et les sous-entendus de sa sœur s’aligner à toute vitesse, elle ne doutait pas que Paige avait eu son mot à dire cependant, elle avait un vocabulaire intarissable lorsqu’il s’agissait de faire comprendre aux autres au combien elle pouvait avoir des choses à redire sur leur vie : il n’y avait qu’à voir la façon dont elle avait zieuté sa cadette lorsqu’elle leur avait annoncé qu’elle partait, le regard de Paige à lui seul l’avait rendue fière d’être fringuée comme une prostituée : pitié, tu vas pas mettre ça, on voit presque ta culotte ! aurait tout aussi bien pu franchir les lèvres de Paige, ça en serait revenu au même. Au fond, elle ne savait même pas comment elle rentrerait, une fois qu’elle aurait bu tout son soûl, qu’elle serait sans doute incapable de dire son adresse à un chauffeur de taxi – elle détestait les taxis, de toute manière ; peut-être qu’elle finirait sa nuit dans la rue, qu’est-ce que ça pouvait changer au fond ? Au moins n’aurait-elle pas à supporter Paige au réveil le lendemain, si possible, elle aurait bien voulu ne jamais avoir à la supporter depuis son départ, mais le destin était définitivement plus ironique que ça. Paige avait pourtant toujours vanté les mérites de New York par rapport à San Francisco, alors qu’est-ce qui avait bien pu la faire revenir ? Peu importe ; Danie en vint à finir sa deuxième bière, soufflant de désarroi : elle n’allait pas continuer à boire comme tous les types de quarante ans qui l’entouraient – si elle voulait un tant soit peu sauver sa soirée, la meilleure solution pour elle était de se rendre dans une boîte de nuit, à quelques pâtés de maison d’ici : au moins, là-bas il faisait trop noir, il y avait trop de bruit pour qu’elle perçoive le moindre regard pervers ; qui plus est, il y avait des gens de son âge, donc proportionnellement, beaucoup plus de chance qu’elle finisse sa nuit de manière plus intéressante que sur un banc. A peine cette pensée atteignit-elle son cerveau, lui faisant farfouiller dans la poche de sa jupe à la recherche de quelques billets, qu’on s’assit à côté d’elle : dommage pour lui, elle n’était même pas d’humeur à adresser la parole à qui que ce soit, même pour cracher le venin acerbe de l’agacement progressivement monté en elle. Une pique allait glisser d’entre ses lèvres d’ailleurs, avant qu’elle ne lève les yeux d’un air dédaigneux, pour reconnaître Mason à côté d’elle : c’était comme si ses pensées l’avaient matérialisé devant elle, elles l’avaient fait bien trop souvent déjà. A une autre époque, quand les soirées étaient devenues mieux avec lui, aujourd’hui même, lorsqu’elle l’avait vu se pointer sur le pas de sa porte… certes, pas de la manière idéale, fiancé à sa sœur, Paige la magnifique. Qu’importe. Elle fronça les sourcils, plissant le nez dans une expression de net dégoût : il la dégoûtait en effet, parce qu’il l’avait trahie, il lui avait brisé le cœur, même s’il semblait être fait de pierre, parce qu’elle devrait le voir, d’ici quelques mois, jurer une fidélité éternelle à sa sœur. Il aurait dû savoir qu’elle n’aurait jamais voulu voir ça, ici – ils auraient dû rester à New York, tous les deux et leur bonheur dégoulinant. « Quelle surprise, si ce n’est pas mon beau-frère ici, juste à côté de moi, qu’on me châtie parce que j’ai des hallucinations… » Pour appuyer son sarcasme, sa fausse joie évidente, elle leva les yeux au ciel, sans pour autant trouver la force dans ses jambes, soudainement faibles, de se lever, s’enfuir à nouveau, avec la dignité qui lui restait. « Moi qui croyais que normalement, c’était l’heure du dessert chez les Mills, tu n’aimes pas la tarte aux pommes préparée avec amour par belle-maman ? » Elle n’avait même pas envie qu’il réponde, elle n’avait même pas envie de lui parler : qu’il pense que ce soit de la rhétorique, qu’il ferme sa gueule et reparte d’où il venait. L’air sombre, elle ne put combattre cette gêne naissant au creux de ses entrailles, l’idée d’être accoutrée de cette manière, juste sous ses yeux à lui, lui semblait dérangeante à souhait, subitement.

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shy on the streets, sexy in the sheets - It might seem crazy what I’m about to say. Sunshine she’s here, you can take a break, I’m a hot air balloon that could go to space with the air, like I don’t care baby by the way. Here come bad news talking this and that, well, give me all you got, and don’t hold back, well, I should probably warn you I’ll be just fine. No offense to you, don’t waste your time.
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Mason Collins

Membre ‹ my dark paradise

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MessageSujet: Re: + (masnie) they call it thunderbolt, "coup de foudre" + (masnie) they call it thunderbolt, "coup de foudre" Icon_minitimeJeu 13 Mar - 21:46


☆ ☆ ☆
And you're quick to forgive
When I make a mistake. You love me in the blink of an eye.
 
Depuis son retour en ville Mason se demandait si c’était une si bonne idée. Il avait fini par s’habituer à la vie new-yorkaise. Il fallait aussi avouer que son passé lui revenait en pleine figure. Mason dormait donc de plus en plus al. Ce soir-là il aurait bien eu besoin de se reposer malheureusement il ne le pouvait pas. Paige avait déjà accepté une invitation à dîner dans sa famille. Elle voulait sûrement afficher son bonheur aux yeux de tous alors sa présence était obligatoire. Heureusement qu’il s’entend bien avec sa belle-famille à une exception près. Il fit un effort pour s’habiller. Il avait mis un jean noir et une veste noire accompagnée d’un t-shirt bleu ciel. Il était donc allé en compagnie de sa fiancée. Il avait salué tout le monde. Mason s’était rendu compte de l’absence de la personne qu’il attendait le plus de revoir : Danie. Soit elle était en retard soit elle avait trouvé une excuse pour ne pas venir. Sa déception était grande. Il l’a cachait derrière un sourire et des banalités affligeantes jusqu’à que quelqu’un aborde le sujet. « Où est Danie ? » Leur demanda la maman des Mills. Mason s‘était rendu compte de son absence, mais il espérait qu’elle arriverait. Il savait que c’était en vain cependant il se lorgnait de la voir. C’était comme un besoin inavouable. Il sentait qu’il avait besoin de s’assurer qu’elle allait bien, de passer du temps avec elle comme auparavant.  « Elle doit encore être en train de faire la tournée des bars avec ses ‘amis’. » Leur répondit Paige avec son inimitable langue acérée. « Paige .. » Lâcha Mason. A peine venait-elle de rentrer qu’elle commençait déjà à la rabaisser. Il n’appréciait pas cela parce qu’elle n’était pas ici pour se défendre. De plus il voulait passer une bonne soirée. « Qu’est-ce que j’ai encore dit ? »  Lui demanda Paige avec un regard noir. Elle ne supportait pas qu’il prenne sa défense. Elle avait l’impression de revenir des années en arrière. « Ce n’est pas de ma faute si elle n’a toujours pas pris en maturité. » Se défendit Paige. « Je pense que voir ses deux sœurs fiancés lui renvoient l’image de sa stagnation. » Rajouta la jeune femme. Et bim elle en voyait beaucoup ce soir. Si seulement elle savait pourquoi elle n’était pas venue, si elle savait que finalement Danie avait eu son Mason elle ne parlerait pas autant. Cependant personne ne comptait lui dire pour le bien de tous. Mason ne pouvait qu’imaginer la rancœur de Danie à son égard. Il vivait avec de la culpabilité depuis bien longtemps. « Elle trouvera bien sa route. » Lui rétorqua Mason. Il ne pouvait pas s’en empêcher de la défendre c’était plus fort que lui. Il savait que ça ne plaisait pas à Paige cependant il ne pouvait pas toujours se taire. « Changeons de sujet. Mason comment tu as fait ta demande ? » Lui demanda sa belle-mère. Mason sentait qu’elle était aussi mal à l’aise que lui. Elle aurait sûrement aimé voir une meilleure entente entre ses filles. Il en profita alors pour changer de sujet avec elle ce qui était une bonne idée. « Et bien .. » Commença à répondre Mason avant de se faire sèchement couper la parole par sa charmante fiancée. Visiblement elle ne connaissait pas le partage de la parole. Elle voulait mettre être le centre de l’attention contre celui qu’elle aimait. Mason avait beau en avoir l’habitude il s’agaçait doucement. « Il m’a emmené dans un magnifique restaurant. Tout était absolument parfait puis il s’est lancé dans un discours à son image et m’a donné cette splendide bague. » Leur expliqua Paige tout en montrant sa bague. Ce qu’elle ne disait pas haut et fort c’est que depuis des mois elle lui parlait mariage, bébé. Enfin surtout mariage. Elle lui avait expliqué en long en large et en travers les biens faits que ça leur ferait. Mason avait fini par céder par – amour – face au charisme de sa chère et tendre. « Je pense que ta mère s’adressait à moi. » Lui fit remarquer le jeune homme. Il ne pouvait pas lui en vouloir bien longtemps parce qu’il n’était pas très bavard. Il aimait écouter les autres. « Tu sais que je raconte toujours mieux les histoires. » Lui fit remarquer Paige à son tour avec un sourire comme pour l’apaiser. Mason lui rendit son sourire. « En tout cas c’est merveilleux. » Leur annonça la mère des Mills. Elle était toujours gentille et agréable avec Mason sûrement parce qu’elle était heureuse de voir comment il arrivait à rendre sa fille heureuse. « Vous faites un très bon couple. » Leur dit la troisième sœur. Elle était sincère il le sentait. Elle aussi était discrète parce qu’elle savait combien Paige aimait l’attention et arrivait à l’avoir par tous les moyens. Il communiquait moins avec elle cependant il l’a respectait. Il était même gêné de voir sa fiancée prendre autant d’attention. Elle en méritait aussi tout comme son fiancé. Il ne se sentait pas supérieur. « Merci. » Lui répondit Mason.

Les banalités continuèrent et il sentait qu’il commençait à s’ennuyer. Alors lorsqu’il reçut un message d’un ami lui demandant de le rejoindre dans un bar il accepta. Il alla s’excuser auprès de sa future belle-mère pour manger la fin de la soirée. Mason avait de la correction. A force de côtoyer Paige il était devenu quelqu’un d’autre. Elle le remercia et le laissa partir avec plaisir. Il alla donc vers la porte d’entrée quand soudain sa fiancée arriva vers lui. « Ou est-ce que tu vas ? » Lui demanda Paige. Visiblement sa mère ne l’avait pas prévenue. Elle le prenait presque sur le fait. Il essayait de s’enfuir pour pouvoir souffler. Il avait besoin de son indépendance. Une soirée en famille lui suffisait alors il s’échappait avant le dessert. « Je vais retrouver quelques amis. » Lui répondit Mason. Il était étonné qu’elle ne lui fasse pas la leçon. Elle aurait pu lui dire qu’il aurait dû faire un effort pour le repas. Elle aurait pu lui dire qu’elle aurait aimé qu’il reste près d’elle, mais elle n’en fit rien. Peut-être qu’elle s’en fichait, peut-être qu’elle gardait tout cela pour une prochaine fois. « Ne m’attends pas. » Rajouta le jeune homme. Il déposa un baiser sur sa joue avant de prendre sa veste et de passer le seuil de sa porte. Il pris sa voiture et conduisit jusqu’au bar dans lequel il avait l’habitude d’aller. Ses amis n’étaient pas encore là alors il décida de se poser au bar histoire de commencer la soirée seul. Soudain Mason aperçu la femme qui avait fait battre son cœur pendant si longtemps. Elle le faisait sûrement toujours, mais il ne voulait pas se l’avouer. Peut-être qu’il avait fait exprès de venir ici dans l’espoir de la voir, peut-être que c’était une coïncidence. Même lui ne le savait pas. Elle était à la fois si différente et si pareille. Elle avait toujours cet air fragile et en colère à la fois. Cette fois-ci il se doutait que c’était sa présence la rendait folle de rage. Il pouvait aussi le comprendre. Il était en colère contre lui-même. Il avait très mal géré la situation. Il vivait avec cette culpabilité chaque jour. Mason ne voulait pas se le dire, mais il avait choisi la facilité avec la stabilité que Paige lui apportait au lieu de l’aventure avec Danie. Elle lui faisait être vraiment lui-même sans essayer de le changer. Elle lui renvoyait sa propre image.  Danie engagea la conversation d’une façon sarcastique. Il ne comptait pas la contredire il le méritait. « Futur beau-frère. » Le corrigea Mason. C’était comme s’il était déjà marié pourtant depuis son retour c’était comme si tous ses doutes remontaient à la surface. Il se sentait piégé dans un rôle qui ne lui convenait pas. « Je suis censé voir quelques amis plus tard. Tu nous a manqué au diner. » Lui fit remarquer Mason. Il voulait surtout lui dire qu’elle lui avait manqué du diner comme depuis quelques années, mais il n’en avait pas le droit. Il se cachait derrière le groupe. Il se doutait qu’elle allait lui répondre quelque chose de cassant comme à son habitude.


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