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i'm craving miracles w/delwyn

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Azra-Jane Collins

Membre ‹ my dark paradise

♦ date d'arrivée : 22/02/2014
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MessageSujet: i'm craving miracles w/delwyn i'm craving miracles w/delwyn Icon_minitimeMar 4 Mar - 22:55


but dreams come slow and they go so fast
— WELL YOU ONLY NEED THE LIGHT WHEN IT'S BURNING LOW
ONLY MISS THE SUN WHEN IT STARTS TO SNOW
ONLY KNOW YOU LOVE HER WHEN YOU LET HER GO. —
☆ ☆ ☆

Difficile d’imaginer que des heures d’études à la bibliothèque puissent s’avérer aussi inutiles. Le stylo en l’air, battant nerveusement l’air, Azra n’avait rien écrit sur sa feuille depuis de longues minutes déjà : ses recherches sur la guerre de Sécession n’avaient pas été les plus exemplaires qui soient, jusque-là et les résultats de son travail se limitaient encore en quelques lignes qui n’avaient aucun sens logique. La brune souffla de désarroi en voyant ça, pressant le bout de ses doigts contre son front, les traits de celui-ci se plissant dans une inquiétude indéniable – pourquoi, bon dieu, était-elle tout simplement incapable de se concentrer ? Car, comme d’habitude, la bibliothèque était un endroit calme et discipliné, où seuls les élèves les plus investis de l'Université se rendaient : ici, y avait toujours régné une ambiance qui avait servi de moteur à la jeune Collins, mais tous les silences de toutes les bibliothèques du monde ne parviendraient sans doute pas, ce soir, à apaiser un tant soit peu l’esprit perturbé de la jeune étudiante. Inlassablement, elle se sentait penser à d’autres choses, des soucis assez concrets pour effacer la guerre de Sécession de ses volontés ; pourquoi devait-elle se préoccuper d’une guerre qui avait eu lieu il y a deux cents ans alors qu’elle avait un fou à ses trousses et qu’elle avait failli mourir (sans exagération aucune), il y a quelques temps à peine ? Avec un peu de chance, de toute manière, elle ne survivrait pas assez longtemps pour avoir à subir la désastreuse note qu’elle se ramasserait à sa dissertation si la situation ne se débloquait pas. Elle, elle ne pouvait pas la débloquer. Elle ne pouvait plus le faire, en tout cas, tandis que tous ses stress et toutes ses inquiétudes avaient conquis chaque parcelle de son corps, chaque fibre de son esprit : la nuque raide, le cerveau tambourinant contre son crâne et le pied battant nerveusement le sol, AJ trahissait indéniablement chacun de ses songes. Et ils n’étaient sûrement pas plaisants à voir. N’importe quel autre élève, n’importe quelle autre personne normalement constituée aurait déjà utilisé tous ces problèmes comme un bon prétexte pour envoyer valser d’un revers de bras les études et les fastidieuses séances à la bibliothèque, nez plongé dans les livres. Pour Azra, c’était différent ; non seulement elle aimait ses études (plus que tout), mais rentrer chez elle ne semblait certainement pas être une option préférable à celle de rester ici. Mais flic flac, l’horloge continuant de battre les secondes dans son cadran la rappelait à l’ordre : depuis l’explosion de l’autre aile de l’Université, les officiels s’appliquaient à n’autoriser aucun élève, aucun professeur à veiller plus longtemps que ça n’était décemment acceptable. Ce soir, la bibliothèque fermait à vingt heures, soit d’ici une petite dizaine de minutes – certainement pas assez de temps pour qu’AJ trouve en elle la motivation de chasser ses démons et passer à autre chose.

C’est bruyamment qu’elle abandonna ses bonnes volontés, refermant le lourd volume III de grands bouquins qu’elle parcourait depuis une éternité déjà ; l’Histoire de l’Amérique était déjà assez longue pour composer à elle seule cinq gros volumes aux centaines de pages remplies de pattes de mouche. Ignorant les œillades nerveuses envoyées par les autres, Azra se leva d’un bon, emportant ses lourds ouvrages et s’enfonçant dans les rayonnages de livres pour les ranger. Le premier, le deuxième et le dernier – elle manqua de peu de se prendre celui-ci sur le pied, d’ailleurs. Elle s’apprêtait à repartir, non sans marmonner un juron, lorsque son regard fut saisi par la couverture usagée d’un autre ouvrage. Là-bas, dans le coin d’une étagère, d’une couleur émeraude vieillie par les utilisations nombreuses, plutôt volumineux et avec sur la cote inscrit ce symbole. Atrocement familier. « Tu plaisantes, hein… » Sans oser lâcher l’ouvrage des yeux, elle tâtonna à la recherche d’un tabouret, lèvres retroussées par une nervosité palpable. Il ne disparut pas, ne s’envola pas juste sous les yeux de la jeune étudiante ; une fois montée sur le petit tabouret, bras tendu, elle put s’en saisir, en inspectant quelques pages avec une fébrilité toute affichée. Ses yeux sombres glissant à toute vitesse sur les pages, le visage d’Azra sembla s’éclairer d’un regain d’entrain : ceci ne concernait en rien la guerre de Sécession ou un quelconque miracle qui pourrait expliquer comment elle pouvait produire sa dissertation avant la fin de la semaine ; c’était autre chose, quelque chose de beaucoup plus concret. De beaucoup plus important. A nouveau, elle se sentait actrice de sa vie, et non plus victime du bon vouloir d’une menace invisible – elle pouvait à nouveau percer à jour ce foutu carnet, elle pouvait avancer. C’était du moins, ce que lui disait son intuition, alors qu’elle retrouvait sa table de travail pour rassembler ses affaires, avant de se diriger vers le réceptionniste des lieux. Celui-ci ne sembla que peu content de devoir ressortir son registre des emprunts pour les beaux yeux d’une seule élève, retardataire qui plus est. Il le fit tout de même, et elle le remercia d’un sourire pincé, quoique dénotant malgré tout de son excitation soudaine. Prudente malgré tout, elle le rangea d’abord dans son sac, quittant à grands pas les bâtiments : bientôt, les quelques personnes restant dans les lieux et chargées de les fermer, allaient faire le tour du campus pour s’assurer que plus personne n’y traînait, il valait mieux qu’elle soit loin à ce moment-là. Sans compter qu’elle avait encore une bonne heure de route (dans le pire des cas) avant de pouvoir rejoindre la chaleur de son chez elle. Mais la durée de trajet ou la fatigue qui était sienne depuis quelques temps déjà n’étaient plus pour la préoccuper : il semblait presque que rien ne pouvait plus entamer l’humeur conquérante de la brune ; depuis trop longtemps elle se laissait mener par le bout du nez par des menaces à son égard, depuis trop longtemps elle tremblait à l’idée qu’il lui arrive quelque chose. A raison, d’ailleurs. Mais son corbeau allait bien vite découvrir, finalement, qu’il valait mieux pour lui ne pas trop se frotter à Azra-Jane Collins. Si elle s’écoutait, elle se contenterait sans doute de rouler quelques mètres avant de s’arrêter en pleine cambrousse pour déjà parcourir les pages et les pages du livre qu’elle venait d’emprunter – avant tout, il fallait qu’elle atteigne sa voiture, ce qui ne fut pas compliqué, puisqu’elle était parmi les dernières encore présentes ici.

La nuit ayant déjà étendu son voile sur le parking ignoré du campus, celle-ci ne faisait que s’épaissir de minute en minute, et AJ savait, malgré elle, qu’il lui serait préférable de se lancer dans son travail une fois chez elle. Ses clés en main, elle mit le contact, prête à décamper au plus vite et laisser cette (presque) maudite journée de travail derrière elle. Mais rien ne se produisit, le silence se fit presque plus épais encore qu’à l’habitude. Soufflant, Azra tenta à nouveau de mettre le contact, tournant nerveusement la clé de contact. Rien, rien, rien. Qu’est-ce que le monde avait contre elle, bon dieu ?! « C’est pas vrai ! » Lâcha-t-elle en laissant exploser une bonne parcelle de la rage entassée tous ces derniers temps. Ouvrant brusquement la portière à côté d’elle, la jeune Collins repassa à l’extérieur, esquissant un pas vers le capot de la voiture. Avant de se raviser. Elle n’y connaissait rien en mécanique, et elle pouvait être autant énervée qu’elle le voulait, ça ne la rendrait pas subitement brillante dans le domaine. Habituellement, c’était son père qui s’occupait de cette voiture, tout comme c’était lui qui négociait avec le garagiste ; elle… elle était complètement passive et désintéressée face au sujet. Quelle cruche ! Si elle s’en était donnée un tant soit peu la peine, elle aurait sûrement su se débrouiller. Dans un regard noir à l’adresse de sa voiture, Azra tira son téléphone d’une des poches de sa veste, le levant devant elle comme si elle cherchait le réseau vers le ciel : aucun réseau, et elle était bien placée pour le savoir, il n’y avait que dans certaines parties du campus que les téléphones fonctionnaient correctement. « Marche, marche. Marche. » Retournant sur son siège, elle tenta à nouveau de mettre le moteur en route. Rien, toujours le même silence pesant et rempli de doutes. Voilà comment fonctionnait sa vie ces derniers temps : dès que quelque chose d’un tant soit peu positif s’y produisait, le destin lui envoyait un signe des plus déprimants. Rageuse, elle claqua la portière de sa voiture, s’étant à nouveau glissée à l’extérieur de celle-ci, pleinement concentrée cette fois-ci sur toutes les chances qu’elle avait de la faire démarrer rien que par la force de son énervement : s’il fallait qu’elle démonte cette foutue voiture, elle le ferait ! Ou pas. « Espèce de stupide machine ! Tu ferais mieux de marcher maintenant, ou je jure que… » La persuasion musclée ne semblait avoir aucun impact sur le véhicule, et Azra ne put que soupirer à nouveau, ses mains s’accrochant à ses cheveux, avant que ses bras ne tombent, ballants, le long de son corps. Pourquoi est-ce qu’il fallait toujours que des choses pareilles lui arrivent à elle ? Pourquoi ce soir ? Lassée, Azra reprit son téléphone, esquissant quelques pas à la recherche de son foutu réseau ; happée par la chose, ce n’est que presque trop tard qu’elle se rendit compte qu’elle n’était plus seule. Delwyn. Elle serra les dents, retenant un nouveau juron alors qu’elle le reconnaissait – et l’effort de ne pas lui hurler dessus à lui aussi était tellement prenant, qu’elle en oublia son bras, légèrement levé vers le ciel, comme une prière adressée à un Bon Dieu qui n’en avait visiblement pas fini de se foutre de sa gueule.
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Delwyn Grimes

Admin ‹ we will rock you

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MessageSujet: Re: i'm craving miracles w/delwyn i'm craving miracles w/delwyn Icon_minitimeVen 7 Mar - 22:23

Your love is my turning page.
AZRA-JANE COLLINS ET DELWYN GRIMES

I surrender who I've been for who you are. Nothing makes me stronger than your fragile heart. If I had only felt how it feels to be yours I would have known what I've been living for all along What I've been living for. We're tethered to the story we must tell When I saw you, well I knew we'd tell it well With the whisper we will tame the vicious scenes Like a feather bringing kingdoms to their knees ~ turning pages.

Embrasser son étudiante, en voilà une idée bien débile qui était passée par la tête de Delwyn. Elle était beaucoup plus jeune que lui, à peine majeure et à quoi ça rimait de toute façon ? Assis à son bureau en face un tas de copies, il laissa échapper u long soupire. Pourquoi est-ce qu’il avait fait ça ? C’était la question qui ne cessait de tournoyer dans sa tête, l’empêchant de se concentrer sur n’importe quoi d’autre. Ça devenait compliqué, encombrant, ça pesait dans sa vie. Il voulait simplement dire que c’était un coup de tête, de la folie pure et dure et que ça n’avait aucune autre forme de signification et pourtant, malgré cette réponse qu’il avait fermement installé dans sa propre tête, il ne cessé de douter, comme s’il y avait quelque part une autre raison à ça, quelque chose qui puisse expliquer qu’il n’arrêtait pas de penser à Azra-Jane. Il ferait certainement mieux de rester à la première explication, qu’elle soit fondée ou non, elle était correcte. L’autre envisageable ne l’était pas du tout. Elle avait vingt-deux ans, deux ans de plus que sa fille et trois ans de moins que l’âge que devrait avoir son fils aujourd’hui. Ce n’était pas du tout raisonnable, il pourrait être son père et elle était son étudiante. Rien n’était de toute façon envisageable entre eux. Elle devait le savoir aussi bien que lui, c’était de la folie. Il avait été renvoyé du FBI, il n’avait pas envie d’être renvoyé de l’université dans laquelle il enseignait. Si jamais les parents d’Azra l’apprenait, qu’est-ce qu’il se passerait ? Il ne préférait pas le savoir, alors mieux valait laisser cette hypothétique histoire au placard. Ne plus avoir de contact dépassant le professionnel avec la jeune femme, c’était un choix qu’il avait fait depuis quelques temps déjà. Il avait ignorait ses appels, il ne lui avait pas adressé la parole après les cours, trouvant toujours une bonne raison de quitter l’amphi à peine avant que les étudiants se soient levés de leurs sièges et, c’était limite s’il n’évitait pas son propre bureau durant la journée. Quand l’université commençait à se vider, il jugeait qu’il pouvait enfin s’y poser sans craindre qu’elle ne débarque. Il avait besoin du calme de son bureau, pour faire le point sur sa vie, mais aussi pour corriger ses copies dans le calme. Chez lui, le calme était vite compromis. Vivre avec deux filles de vingt ans, ce n’était pas toujours évidant. Elles étaient grandes, elles pouvaient se débrouiller une soirée sans lui, ainsi, il n’avait envoyé qu’un sms au deux pour les prévenir qu’il rentrerait tard. Il n’était pas sûr que ça les intéresse vraiment, mais bon au moins c’était fait et personne ne pourrait lui reprocher de ne pas avoir prévenu, ce qui bizarrement n’était pas toujours applicable au cas opposé. Elles quand elles rentraient tard, elles oubliaient parfois l’existence du téléphone portable quand bien même elles y étaient accrochées à longueur de journée. Là, dans son bureau, au moins il était au calme et il ne pensait pas voir débarquer Azra vu l’heure qu’il était, elle était jeune, elle avait mieux à faire que de trainer à la fac à des heures pareilles. Pourtant, même là, il n’arrivait pas à corriger sérieusement ses copies, il avait la tête pleine de pensées et se concentrer était un véritable challenge. Il avait beau avaler du café régulièrement, rien n’y faisait, son esprit avait définitivement décidé de vagabonder au gré de ses envies. En trois heures, il avait à peine corrigé un tiers des copies entassées sur son bureau et finalement, agacé par la situation, il avait jugé bon de laisser tomber pour rentrer chez lui. Ses élèves ne récupéreront pas leur devoir demain, si le jour suivant sans doute, mais pour l’instant, ce n’était pas son plus gros soucis. Ils pouvaient encore attendre quelques temps, de toute façon, ce n’était pas comme s’ils avaient le choix.

Agacé par cette journée absolument pas productive, il avait ramassé ses copies et le reste de ses affaires avant de quitter son bureau. Peut-être qu’après avoir avalé un morceau chez lui, il réussirait d’avantage à travailler, isolé dans son bureau peut-être que ça irait. La nuit était déjà tombée sur la ville et les couloirs de l’université étaient bien vides. Il la trouvait plus agréable comme ça, au moins, il n’y avait pas de bruit, on pouvait circuler dans les couloirs sans risquer de bousculer quelqu’un et sans le manque flagrant de lumière dans les couloirs, ça pourrait être beaucoup plus agréable qu’en journée. Enfin, à moins qu’il commence à enseigner à des vampires il y avait peu de chance pour qu’on lui demande de venir travailler la nuit. Cette pensée le fit légèrement grimacer, peut-être qu’il valait mieux pour lui qu’il aille directement se coucher en rentrant chez lui, c’était typiquement le genre de pensées qui lui démontrait que son cerveau n’était peut-être plus en mesure de raisonner de façon convenable. Lentement, mais sûrement, il rejoignit le parking des enseignants, constatant bien vite que sa voiture était l’une des rares voitures encore garées là. Il y en avait d’autres, ça voulait au moins dire qu’il n’était pas le seul à quitter le travail aussi tardivement. Il n’était, de toute évidence, même pas le dernier, c’était presque rassurant. Une fois installé dans sa voiture, il laissa échapper un long soupire avant de vérifier instinctivement son téléphone portable. Aucun message et aucun appel en absence. C’était une bonne nouvelle dans un sens. Il essayait de s’en persuader en tous cas. Elle lui manquait plus qu’il ne voulait bien l’admettre, plus qu’il n’avait le droit de l’admettre. Pauvre fou qu’il était, il cumulait les erreurs dans sa vie. Père une première fois à dix-sept, une seconde à vingt-deux, divorcé quelques années plus tard, marié encore quelques temps après pour divorcer à nouveau et se faire virer du FBI, maintenant, il n’avait apparemment rien trouvé de mieux à faire que de s’enticher d’une femme qui avait la moitié de son âge. Quand il faisait le bilan de sa vie, il pouvait facilement arriver à la conclusion qu’il faisait vraiment n’importe quoi. Plus il y avait quelque chose de fou à faire, plus il se dépêcher de foncer. Il fallait croire qu’il ne serait pas le genre d’homme à vivre paisiblement avec une femme de son âge, des enfants et des petits enfants. Les enfants, c’était déjà fait, les petits enfants, il préférait que ça vienne plus tard. Mais pour la femme c’était mal parti. Et encore, en vue de ses relations actuelles avec sa fille, il pouvait s’attendre à ce qu’elle finisse par disparaitre sans plus jamais lui donner de nouvelles. Sans doute qu’il finira seul dans une petite maison, avec une quinzaine de chiens, parce qu’il n’aurait pas d’autres choix que d’invertir dans des chiens pour avoir un peu de compagnie. Il en avait déjà deux, il était bien parti pour finir comme ça. Sa vie ne ressemblait pas à grand-chose en fin de compte et il ne faisait rien pour l’améliorer. Après un nouveau soupire, il démarra enfin sa voiture, décidé à ne pas non plus passer la nuit là à réfléchir sur son existence. Peut-être qu’il était temps qu’il consulte un psychologue. Bonne nouvelle pour lui, sa belle-fille avait décidé de l’inscrire au programme de True Romance, ainsi, il pouvait consulter des psychologues et même trouver l’amour. Formidable. Encore une belle connerie inventée par un type dans le seul but de s’enrichir. Il n’était clairement pas sûr des résultats soit disant miracles de cette fameuse agence. Il y avait mis les pieds, par curiosité et il était bien obligé d’admettre que tout là bas était parfaitement bizarre. Il avait l’impression d’être dans un hôtel de vacances, avec la piscine et les cocktails. Il ne savait pas si c’était ça la recette pour trouver l’amour, mais peut-être qu’il devrait essayer de prendre des vacances, peut-être que ça l’aiderait, ou pas. Il ne croyait vraiment pas à tout ça. True Romance n’était qu’un ramassis d’idioties à ses yeux, il fallait absolument qu’il pense à résilier cette connerie d’ailleurs, quelque chose qu’il noterait sur le tableau pense-bête accroché dans sa cuisine.

Il n’avait pas encore quitté l’université, qu’il se sentit obligé de s’arrêter à nouveau, alors qu’une voiture était arrêtée sur le parking des étudiants. Sans doute quelqu’un qui n’arrivait pas à démarrer, vu l’heure qu’il était, il se disait qu’il pouvait bien aider cette pauvre personne à ne pas passer la nuit sur le parking de l’université. Il était bien placé pour savoir que la ruse de la voiture en panne, elle marchait très bien pour les psychopathes, enfin, il savait encore se défendre. Il n’avait pas la carrure d’un athlète, mais il savait plutôt bien se défendre, un avantage dans le métier qu’il avait exercé pendant des années. Il était clair que sa vie d’agent du FBI avait été plus mouvementée que celle qu’il avait maintenant au calme en tant qu’enseignant dans une université. C’était moins dangereux, ça ne faisait aucun doute, mais il préférait quand même les années où il avait travaillé pour le FBI, ça avait presque été un rêve de gamin qu’il avait réalisé en rentrant là-dedans. Il avait tout laissé derrière lui pour y parvenir, sa première femme n’avait eu de cesse de lui reproché. Il avait brisé leur mariage et leur famille en partant à l’autre bout du territoire. Sans doute que s’ils se retrouvaient en face l’un de l’autre, elle réussirait à lui reprocher jusqu’à la mort de son fils, parce qu’il n’avait pas été là, parce qu’il n’avait jamais assuré dans son rôle de père, et tout un tas d’autres choses, comme elle le faisait si bien au quotidien depuis des années. En attendant, c’était lui qui était encore là pour s’occuper de Reese, elle, elle avait complètement abandonné, elle avait arrêté de se battre, elle était devenue une épave si bien qu’ils n’avaient pas eu d’autres choix que de la faire interner. Les choses n’étaient pas des plus évidentes dans la famille ses derniers temps et il était le seul à pouvoir les gérer, tant bien que mal – Reese lui donnait quand même du fil à retordre. Il faisait de son mieux et encore une fois, mettre un terme à cette relation douteuse qu’il avait avec Azra était la meilleure chose à faire de ce côté-là aussi. S’il devait perdre son poste à cause d’une relation avec une étudiante, ça causerait forcément des problèmes au sein de sa famille et vu sa fragilité actuelle, il devait éviter. Voilà qu’Azra avait encore réussi à se glisser dans ses pensées, à croire que la jeune femme n’en sortait jamais vraiment. Un soupire passa le seuil de ses lèvres, puis, il attrapa une lampe de poche dans la boite à gants avant de sortir de sa voiture. Il fallait croire que le sort s’acharnait contre lui, à la lumière de sa lampe, alors qu’il s’approchait de la voiture en question, il ne tarda pas à reconnaitre Azra-Jane. C’était bien sa vaine, il ne pouvait pas juste faire demi-tour et s’en aller. Il retint difficilement un juron entre ses dents alors qu’il continuait sa lente marche jusqu’à la jeune femme et sa voiture sur laquelle il avait bien envie de taper, juste parce qu’elle avait eu le malheur de ne plus vouloir démarrer comme par hasard ce soir, au moment où il ne restait pratiquement plus que lui dans cette maudite université. Il esquissa un léger sourire en arrivant en face de la jeune femme. Il ne lui avait pas parlé depuis un moment, la fuyant comme la peste plutôt que de lui expliquer la situation, parce que ça lui semblait plus simple à lui, et le voilà qu’il se retrouvait en face d’elle ce soir. « Salut. » Première approche complètement débile, mais il n’avait rien de mieux en poche et puis la saluer c’était un bon début. Il désigna ensuite la voiture d’un léger signe de tête avant de reprendre : « Tu veux un coup de main, pour la voiture ? » Il ne pouvait pas l’aider avec autre chose, il en avait déjà trop fait, maintenant, c’était terminé, cette aide qui lui proposé, c’était définitivement juste un professeur qui voulait aider son élève à rentrer chez elle, rien de plus et pourtant, il s’attendait déjà à voir les choses dérivées sur du privé, alors même que c’était ce qu’il essayait d’éviter en l’évitant elle, depuis un moment déjà.
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